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Ce blog est essentiellement consacré à l'actualité, l'économie et la politique africaine. Je publie les articles rédigés par tout le monde, du moment qu'il a un rapport direct avec l'Afrique.

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LA BLACK ATTITUDE

QU'EST SE QUE LA BALCK ATTITUDE

 

ll y a une époque, le mouvement de la négritude crée par des hommes comme Léopold SEDAR SINGHOR, Aimé CESAIRE et Léon DAMAS s'est battu bravement pour défendre le droit des hommes noirs. Depuis cette époque, la lutte se poursuit mais en ordre dispersé, chacun de son coté, rien d'officiel, du moins provenant d'un organisme représentatif.  Je formule donc le veux que Black Attitude se charge de cette mission, et occupe l'espace resté vacant et très rapidement se met au travail. Mais, dans un premier temps, je souhaiterais que chacun qui lis se blog dise se qu'il souhaiterais soumettre comme mission au mouvement,  en parle au tour de lui. Dans un second temps, nous ferons ensemble un vote des sujets et missions et discuterons de sa mise en place.

 

 

 

Face à tous les problèmes que font face la communauté noire ici en France, il est urgent que nous mettions en place une plate forme de débat, de revendication et de protection de notre image. Afin de ne pas influencer votre proposition, je préfère m'arrêter à se point car il me semble que chacun comprend se donc je parle, je suis néanmoins ouvert et disponible pour mieux expliquer se que j'attends de chacun. Je tiens dès à présent à dire que je n'attends du tout pas de vous, des propositions illégales, discriminatoires ou diffamatoires.

 

 

 

Merci  et @ vos claviers

 

 

 

Lectures complémentaires

 

 

 

Négritude, mouvement littéraire pour l’indépendance

 

 

« La négation de la négation du nègre ». C’est en ces termes que Jean Pol Sartre aimait parler de la négritude, mouvement philosophique et littéraire lancé par Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et Léon Damas. Le concept, bien que complexe et traversé par différentes tendances, tend initialement à reconnaître et accepter la culture et les valeurs noires. Dans les années trente, années d’émergence du courant, l’Afrique était encore colonisée. Annihilation culturelle sous le poids de « la » civilisation occidentale, sentiment d’infériorité, les répercutions sur les peuples africains étaient lourdes et les blessures profondes. De revues en essais politiques, un groupe de penseurs va se révolter et rejeter les principes colonisateurs pour prôner l’indépendance. Aperçu du courant de la négritude ou quand les mots prennent les armes.

 

 

 

Un concept controversé

 

 

Négritude, fille de l’histoire

 

 

Une culture annihilée

 

 

Une époque propice au changement

 

 

Légitime défense

 

 

Négritude : obsolète ?

 

 

Nadège Defrère

 

 


Un concept controversé

 

 

Mouvements de Niagara et de la Negro-Renaissance aux Etats-Unis, École haïtienne aux Antilles, l’African Personnality en Afrique anglophone ou encore dans la partie francophone, la Négritude,… Théoriquement, le mot Négritude englobe tous ces mouvements culturels lancés par une personnalité ou un groupe de Noirs. Dans la pratique, le terme désignera généralement ce dernier mouvement souvent associé à Léopold Sédar Senghor, père de l’indépendance et ancien président sénégalais. Les penseurs africains ont souvent été divisés quant à la définition exacte de ce concept. Césaire, le premier à avoir utilisé ce néologisme dans le Cahier d’un retour au pays natal, en 1939, définit la négritude comme «la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture.» Il s’agit donc de reconnaître et d’assumer les valeurs «noires». Pourquoi ce besoin d’affirmation identitaire qui peut paraître étrange pour certains ? Comme le souligne l’écrivain nigérian, prix Nobel de littérature, Wole Soyinka : " Un tigre ne proclame pas sa tigritude, un tigre saute. "

 

 

 

 

Aimé Césaire, un des pères de la négritude (photo:www.agencetropiques.ch)

 

 

 

 

 

Négritude, fille de l’histoire

 

 

Le besoin d’affirmer et de clamer ses origines africaines ne peut être dissocié d’un faisceau convergent de facteurs politiques, sociologiques et culturels. Les peuples africains ont subi divers traumatismes qui ont contribué à l’annihilation de leur culture propre. La traite des Noirs, qui a duré officiellement quatre siècles et coûté au continent africain environ cent millions d’hommes, a été un traumatisme sans précédent dans l’histoire. Une véritable saignée dans la population. La deuxième grande blessure de l’Afrique a été la colonisation. L’Occident s’est étendu en Afrique en voulant y apporter « la » civilisation, dont il pensait être le garant. Les peuples noirs ont été soumis. Aïssata Soumana Kindo, dans un article de la revue philosophique et littéraire « Ethiopiques » analyse cette période, « L’esclavage dans les plantations d’Amérique, puis, à peine la traite terminée, la colonisation qui, de 1850 à 1960, s’étendit sur tout le territoire africain, les innombrables brimades dont les Nègres (sic) du monde entier furent l’objet, que ce soit la ségrégation ou l’assimilation, les lynchages ou les travaux forcés, les préjugés raciaux ou culturels ont causé une série de traumatismes qui ont profondément altéré la Négritude première et ont détruit l’équilibre même de l’homme et des sociétés noirs. »

 

 

Une culture annihilée

 

 

 

 

 

 

Les conséquences ont été lourdes à porter pour. Le premier à les avoir étudiées d’un point de vue médical est le Martiniquais Frantz Fanon. Ce dernier a particulièrement bien analysé les troubles chez les Noirs des Antilles dans son livre "Peau noire, masques blancs" : « Le complexe d’infériorité, la honte de sa couleur, la passivité et la paresse qui sont des signes de découragement social ou encore l’imitation, la singerie du Blanc dans l’espoir de ressembler au maître, la tentation de se « blanchir » même physiquement (en se poudrant, s’enduisant de fards clairs, en se défrisant les cheveux), même biologiquement (en cherchant à épouser un Européen ou à avoir un enfant mulâtre), l’abandon quasi général des coutumes et croyances africaines pour acquérir l’instruction, les religions, les habitudes et les objets européens, tout cela traduit jusqu’à quel point les Noirs ont été ébranlés dans leur confiance en eux-mêmes. »

 

 

 

 

Le noir colonisé était victime de stéréotypes réducteurs (Photo: www.francofolie.com)

 

 

 

 

 


Une époque propice au changement

 

 

Dans les années trente, une remise en cause du principe de la « mission civilisatrice » va voir le jour. Et ce pour diverses raisons. Le mouvement du « Come back to Africa », de la negro-renaissance ou celui de W.E.B Dubois aux Etats-Unis vont avoir une grande influence sur la population africaine. La phrase de ce dernier : « Je suis un nègre et je me glorifie de ce nom. » ne passera pas inaperçue. D’un point de vue sociologique, la naissance du relativisme culturel de Marguerite Meed va jouer un rôle prépondérant. En opposition au diffusionnisme et donc à l’existence d’un foyer unique de culture, le relativisme culturel va prôner le fait qu’il n’y a pas de société sans culture et que chaque culture est originale. L’Occident est donc détrôné de son rôle « civilisateur ». De plus, le paternalisme est victime de sa propre mission. L’élève a rattrapé le maître. A l'époque, de nombreux Africains et Antillais, fins lettrés, partent étudier en France. D’un haut niveau de culture, ils ne comprennent pas le racisme ambiant. Ce terreau fertile sera le fer de lance de ce mouvement autoproclamé « négritude ».

 

 

Légitime défense

 

 

 

 

 

Le journal "L'étudiant noir", catalyseur des prises de conscience des peuples africains. (Photo: www.allianceinternationale.org)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affiche présentant l'Exposition coloniale de 1931, au Bois de Vincennes, qui vante les bienfaits de la mission civilisatrice française. (Photo: www.histoireneprimaire.free.fr)

 

 

 

 

 

Le premier mode d'expression du mouvement est le journal. La revue du monde noir, en 1931, est comme le précise le journaliste Aïssata Soumana Kindo, «la première tribune où les Noirs du monde entier eurent enfin l’occasion de s’exprimer pour débattre de leurs problèmes spécifiques. D’un ton modéré, elle fut un lieu de rencontres fructueuses pour l’intelligentsia noire et européenne ; en même temps qu’un incontestable instrument d’éveil culturel. » Mais, avec le temps, cette revue est considérée comme trop conciliante (ndlr : elle bénéficiait d’une subvention du Ministère des Colonies). Quelques dissidents vont créer Légitime défense, revue métissée de valeurs marxistes, anti-christianistes, surréalistes. En 1934, le petit périodique "L’étudiant noir", est le catalyseur d’éminences telles qu’Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor et Léon Damas ; sans oublier Diop, Socé ou Sainville. Symbole du mouvement de la négritude, ce journal se distingue de tous ses prédécesseurs. Il préconise un fervent retour aux valeurs africaines. « Le rejet porta sur le marxisme et le surréalisme soupçonné d’être des facteurs de récupération (ndlr : l’Internationale Communiste recherchait l’amitié des peuples colonisés). On proclama alors la nécessité d’une révolution culturelle ayant pour objectifs la réconciliation des Noirs avec eux-mêmes. », souligne un universitaire nigérien. L’Étudiant noir allait devenir l’organe de la Négritude naissante.

 

 

Négritude : obsolète ?

 

 

Les fondateurs de cette revue ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Ils vont écrire les premières grandes œuvres de la littérature négro-africaine de langue française. L’Afrique doit en partie à ce mouvement son émancipation tant politique que culturelle. Des écrits tels que Le Retour de Guyane de Damas, Ce que l’homme noir apporte de Senghor ou le Discours sur le colonialisme de Césaire ont été des armes pour l’indépendance plus fortes que des détonations de canons. Aujourd’hui encore ce mouvement a une influence. Alors que dans un premier temps, la Négritude était l’expression la révolte de l’homme noir colonisé via une violence verbale ou une idéalisation du passé précolonial, désormais, ce courant a franchi le cap qui sépare la révolte de la révolution. Depuis l’acquisition de l’indépendance, «Le noir », prétend René Maran, « redevient «un homme pareil aux autres » en liquidant ses anciens complexes tant d’infériorité que d’agressivité compensatoire. » Et Senghor, autrefois critiqué pour ses discours s'apparantant parfois à du néocolonialisme, de conclure en mettant en garde, « Je pense que pour préparer le futur, il n’est pas question de s’enfermer dans un ghetto. L’’avenir est au métissage. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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